
Le Sixième Commandement, par Jacques PRÉVERT, extrait du recueil de ses collages publié en 1982 par les éditions Gallimard.
Dans l’année de ses 70 ans, soit en 1970, le poète et scénariste Jacques PRÉVERT achète une maison à Omonville-la-Petite, en Basse-Normandie, où il vivra jusqu’à sa mort, le 11 avril 1977. Le décorateur de cinéma Alexandre TRAUNER, rencontré sur les tournages des films de Marcel CARNÉ, lui aménage ce refuge où il accueille ses amis de passage.
On peut voir quelques exemples de l’oeuvre multiple que le poète nous a laissé, dans les différentes pièces de cette maison : collages, éditions originales de recueils de poèmes, livres d’artiste en collaboration avec PICASSO, MIRÓ ou Max ERNST (aux travaux duquel les collages de PRÉVERT sont comparés).
La pièce maîtresse de la maison est l’atelier, dans lequel Jacques PRÉVERT passait beaucoup de temps, bien qu’il n’écrive plus beaucoup à cette époque. C’est sur la table de cet atelier qu’il continua, jusqu’à la fin de sa vie, à rassembler des matériaux pour ses collages. Et plus que jamais, à Omonville, il se passionne pour les collages, qu’il offre et dédicace à ses proches et connaissances.
Jacques PRÉVERT réalise des collages depuis les années 40, mais c’est en 1957 qu’a lieue la première exposition de ses oeuvres picturales - présentant 60 de ses travaux - à la galerie parisienne d’Adrien MAEGHT.
Les créations visuelles de l’artiste sont variées : papiers découpés, gravures, dessins sur enveloppes, cartes postales, etc. Jacques PRÉVERT était impliqué dans le choix des couvertures de ses livres. Aussi, ses « images » illustrent ses textes. En effet, l’artiste parlait plus volontiers « d’images » ou de « montages » que de collages. Il s’agissait pour lui de créations nouvelles à partir d’images glanées au fil de ses promenades et de clichés connus pris par ses amis photographes tel que BRASSAÏ. Il faisait des assemblages d’images sans lien entre elles, recréant une nouvelle réalité, détournant les images originales de leur signification pour les métamorphoser.
Les collages de PRÉVERT portent la marque du fantastique, de l’étrange et de l’inattendu, caractéristique du surréalisme.
Jacques PRÉVERT était un anti-militariste convaincu. Pourtant, c’est lors de son service militaire qu’il rencontre le peintre surréaliste Yves TANGUY et Marcel DUHAMEL, l’éditeur de la Série noire de Gallimard.
De retour à Paris, Jacques PRÉVERT habite chez Marcel DUHAMEL au 54, rue du Château. C’est à cette adresse qu’ont lieu les rencontres du mouvement surréaliste présidées par André BRETON, auxquelles assistent notamment le théoricien du théâtre Antonin ARTAUD, le photographe et cinéaste américain Man RAY, le peintre et sculpteur catalan Joan MIRó, le plasticien Marcel DUCHAMP, le peintre Georges MALKINE ainsi que les poètes et/ou romanciers Raymon QUENEAU, Louis ARAGON et Paul ÉLUARD.
Bien que le terme ait été attesté par APPOLINAIRE dans Les Mamelles De Tirésias (1918), ce mouvement fut théorisé par André BRETON dans son Manifeste Du Surréalisme en 1924. Le surréalisme est un mouvement artistique et culturel visant à révolutionner l’expérience humaine, y compris ses aspects personnels, culturels et sociaux, en libérant les gens de ce qu’ils considéraient comme une fausse rationalité. En d’autres termes, les surréalistes cherchent à libérer l’homme du rationalisme de la culture bourgeoise occidentale et à affranchir le langage de toutes les entraves de la morale et de la connaissance.
Les surréalistes comptaient instaurer le règne de l’esprit nouveau en explorant avec méthode le domaine du rêve, de l’inconscient, c’est-à-dire à suivre « la dictée de la pensée en l’absence de tout contrôle exercé par la raison ».
Bien que Jacques PRÉVERT quitte rapidement le groupe surréaliste, reprochant à André BRETON son autoritarisme, ses collages témoignent de son appartenance à ce groupe intellectuel.
« Le mot “image” veut dire ce qu’il veut dire, ce qu’on lui fait dire, aussi bien ce que les gens ont appelé une métaphore : c’est un mot un peu drôle, un peu savant, comme une figure ou un visage de rhétorique, toutes ces choses ont des noms ! Mais du moment qu’on écrit avec de l’encre ou un crayon, on peut faire des images aussi, surtout comme moi, quand on ne sait pas dessiner, on peut faire des images avec de la colle et des ciseaux, et c’est pareil qu’un texte, ça dit la même chose.» -Jacques PRÉVERT cité in Collages, le recueil de ses collages dont est extrait l’illustration de cet article.
Cette citation me renvoie à celle que Pablo PICASSO a prononcé à l’attention de Jacques PRÉVERT lorsque l’Espagnol, inventeur des « papiers collés », a découvert les collages du poète français : « Tu ne sais pas peindre, mais pourtant tu es peintre ».

Nature Morte À La Chaise Cannée, 1912, par Pablo PICASSO
Pablo PICASSO, né à Málaga (Espagne) le 25 octobre 1881, mort à Mougins (France) le 8 avril 1973, et enterré près d’Aix-En-Provence, dans le parc du château de Vauvenargues, peint à plusieurs reprises par Paul CÉZANNE au début du XXe siècle et devenu la propriété de PICASSO en 1958.
Artiste pluridisciplinaire utilisant tous les supports pour son travail, considéré comme le fondateur du cubisme, il est l’un des plus importants artistes du XXe siècle, tant par ses apports techniques et formels que par ses prises de positions politiques. Il a produit 50000 oeuvres dont environ 8000 tableaux.
En 1912, PICASSO et Georges BRAQUE inventent le collage, qu’ils appellent, en hommage au théoricien et poète du mouvement dada Tristan TZARA, “papiers collés”.
En se souvenant de l’habitude qu’avait son père d’attacher à sa toile des morceaux d’autres peintures afin de susciter des idées ou des effets nouveaux, PICASSO réalise une nature morte composée d’un citron, d’un verre, d’un fruit de mer, d’un journal et d’une pipe qu’il situe dans un café ; Puis il applique un morceau de toile cirée à motif de cannage, destiné à évoquer de manière insolite la présence de chaises.
Cette composition est le résultat de diverses techniques : le citron et le verre, à droite, sont traités “analytiquement”, tandis qu’à gauche, le tuyau de la pipe est rendu de manière réaliste et est placé comme s’il surgissait à travers les lettres “JOU” du journal. Le morceau de toile cirée collé sur le support est en partie recouvert par des ombres et stries de couleur de sorte que la partie inférieure donne l’impression d’être sur un plan différent. Une simple corde de marin, dont le relief reproduit le galon d’une nappe visible sur des photographies de l’atelier de PICASSO, sert de cadre au tableau.
PICASSO transgresse les canons de l’esthétique traditionnelle qui imposait l’homogénéité des matériaux dans les oeuvres picturales en introduisant dans l’oeuvre d’art des fragments hétérogènes de la réalité sensible. Ainsi, le peintre devient capable simultanément d’illustrer et de détruire l’illusion spatiale qui conditionnait toute la peinture.
En introduisant l’élément “ready-made”, en l’occurrence le cannage, vrai seulement en apparence, il invente une nouvelle manière de représenter la réalité. Les lettres du journal ne sont pas destinées à l’information, mais à l’esthétique et au symbole. Les objets peints à côté, qui n’imitent rien du tout, prennent l’aspect le plus vrai de la peinture. PICASSO se sert de l’illusion picturale dans le but précis d’en dénoncer la fausseté, ou du moins l’ambiguïté, et par conséquent de la détruire.
Selon PICASSO, le but final des “papiers collés” est de montrer que différents matériaux peuvent entrer en composition pour devenir, dans le tableau, une réalité en composition avec la nature.
Mélange d’huile, de toile cirée et de tissu sur un support encadré de corde, Nature Morte À La Chaise Cannée, également appelée “Verre, Pipe, Citron, Couteau, Coquille Saint-Jacques”, fut la première oeuvre à relever du collage et a ouvert la voie aux artistes du dadaïsme et du surréalisme.
Elle est maintenant conservée au Musée PICASSO de Paris.
Dans les années 1930, PICASSO s’intéresse au photogramme, qui est une image photographique obtenue sans utiliser d’appareil photo, en plaçant des objets sur une surface photosensible (papier photo ou film) et en l’exposant ensuite directement à la lumière.
En traitant et en recopiant des plaques photographiques, il réalise avec André VILLERS des montages de photographies et photogrammes : il s’agit de découpages de PICASSO que VILLERS copie en les combinant à ses propres photographies. Il en résulte 200 travaux dont quelques-uns sont visibles sur le site ArtValue.com.

Settling In, 2011, par Alex STEELE.
Alexandra STEELE est une artiste originaire de Miami basée à San Francisco, Californie, sur la côte opposée des E-U, pour décrocher son diplôme universitaire au San Francisco Art Institute.
Elle travaille désormais au musée California Academy of Sciences au Golden Gate Park de SF, le seul endroit au monde à abriter un aquarium, un planetarium, un musée d’histoire naturelle et, sur 4 étages, une forêt vierge.
Alex STEELE a exposé, depuis plus de 10 ans, dans diverses galeries locales ainsi qu’au musée DeYoung de Frisco.
Alexandra STEELE est, selon elle, “obsédée par les ruines et le désastre conséquent, particulièrement la désuétude et la perte de contrôle qui en résulte.” L’idée qu’elle se fait de ces décombres post-catastrophiques tend au divertissement des masses.
De prime abord, son travail est présenté comme une répétition fluide, organique, de textures et de motifs botaniques. Mais un regard attentif fait ressortir les côtés les plus sombres de l’Humanité.
En profondeur, les collages d’Alex STEELE montrent le corps comme un être désinhibé ; des formes sexuelles, un monstre fugace et un esprit irrationnel. User de motifs de végétation dense pour former des silhouettes leur confèrent un potentiel inné pour agir aussi brutalement et cruellement que la Nature peut le faire.
Je te conseille de feuilleter le portfolio en ligne d’Alexandra STEELE (http://alexsteeleart.com) et de regarder ses superbes collages Predator Portrait, LL Cool J et Skinned.
![Untitled (White Sands), 2005, par Ryan MCGINLEY.Ryan MCGINLEY est un photographe de new-yorkais dont le travail est similaire à celui des “photographes confession” tels que Larry CLARK, Nan GOLDIN et Wolfgang TILLMANS qui mettent en scène dans des contextes singuliers l’intimité de leurs modèles. Ses photos sont, la plupart du temps, des images colorées d’amis ou d’amants, ainsi que de jeunes marginaux (skaters, drogués, graffeurs, etc) qui, loin de la noirceur et du pessimisme de CLARK, sont porteuses d’espoir, de bonheur et de gaieté. Ryan MCGINLEY idéalise une nudité candide, juvénile, qui évoluerait dans un paradis terrestre enfin accessible.Ancien étudiant de l’école de design Parsons de New York, il a exposé dans de nombreuses galeries et musées. Comme au Whitney Museum of American Art de New York en 2003 où il a été, à l’âge de 25 ans, le plus jeune artiste à y exposer seul. En 2008, le groupe de post-rock islandais Sigur Rós utilisait une photo de ses photos pour la pochette de leur cinquième album “Með suð í eyrum við spilum endalaust”.Interviewé à la fin de l’année 2011 par le journal The Guardian, Ryan MCGINLEY déclarait que, jusque là, les moments forts de sa carrière ont été” de photographier Paul MCCARTNEY, de tourner avec Morrissey et son shooting [de 2005] dans le plus bel endroit du monde : les White Sands”, un désert de sable blanc au Nouveau-Mexique, à l’ouest des États-Unis.Ses clichés sont souvent réalisés au crépuscule ou à contre-jour pour accentuer l’effet fantasmagorique des situations. De même, dans Untitled (White Sands), Ryan MCGINLEY utilise la lumière aveuglante du désert pour réduire le corps de ces amis à l’état de formes diluées et spectrales. Cette photographie pourrait faire écho, d’un point de vue visuel, à Gerry de Gus VAN SANT, mais bien loin de l’angoisse vécue par les deux protagonistes du film perdus dans le désert. Ryan MCGINLEY s’approprie la sensualité des espaces. Entretenant le même rapport au corps qu’ANTONIONI, soit celui d’une nudité et d’une sexualité décomplexées, où s’exprime la liberté morale de chacun, il serait plus judicieux de mettre cette prise de vue de Ryan McGINLEY en relation avec Zabriskie Point de Michelangelo ANTONIONI, dans lequel le spectateur découvre les ébats d’une multitude de couples dans la poussière d’arides massifs états-uniens.Davantage de photographies sur son site : http://www.ryanmcginley.com.](http://24.media.tumblr.com/tumblr_m20m2zxkbs1qehgyno1_400.jpg)
Untitled (White Sands), 2005, par Ryan MCGINLEY.
Ryan MCGINLEY est un photographe de new-yorkais dont le travail est similaire à celui des “photographes confession” tels que Larry CLARK, Nan GOLDIN et Wolfgang TILLMANS qui mettent en scène dans des contextes singuliers l’intimité de leurs modèles.
Ses photos sont, la plupart du temps, des images colorées d’amis ou d’amants, ainsi que de jeunes marginaux (skaters, drogués, graffeurs, etc) qui, loin de la noirceur et du pessimisme de CLARK, sont porteuses d’espoir, de bonheur et de gaieté. Ryan MCGINLEY idéalise une nudité candide, juvénile, qui évoluerait dans un paradis terrestre enfin accessible.
Ancien étudiant de l’école de design Parsons de New York, il a exposé dans de nombreuses galeries et musées. Comme au Whitney Museum of American Art de New York en 2003 où il a été, à l’âge de 25 ans, le plus jeune artiste à y exposer seul.
En 2008, le groupe de post-rock islandais Sigur Rós utilisait une photo de ses photos pour la pochette de leur cinquième album “Með suð í eyrum við spilum endalaust”.
Interviewé à la fin de l’année 2011 par le journal The Guardian, Ryan MCGINLEY déclarait que, jusque là, les moments forts de sa carrière ont été” de photographier Paul MCCARTNEY, de tourner avec Morrissey et son shooting [de 2005] dans le plus bel endroit du monde : les White Sands”, un désert de sable blanc au Nouveau-Mexique, à l’ouest des États-Unis.
Ses clichés sont souvent réalisés au crépuscule ou à contre-jour pour accentuer l’effet fantasmagorique des situations. De même, dans Untitled (White Sands), Ryan MCGINLEY utilise la lumière aveuglante du désert pour réduire le corps de ces amis à l’état de formes diluées et spectrales. Cette photographie pourrait faire écho, d’un point de vue visuel, à Gerry de Gus VAN SANT, mais bien loin de l’angoisse vécue par les deux protagonistes du film perdus dans le désert. Ryan MCGINLEY s’approprie la sensualité des espaces.
Entretenant le même rapport au corps qu’ANTONIONI, soit celui d’une nudité et d’une sexualité décomplexées, où s’exprime la liberté morale de chacun, il serait plus judicieux de mettre cette prise de vue de Ryan McGINLEY en relation avec Zabriskie Point de Michelangelo ANTONIONI, dans lequel le spectateur découvre les ébats d’une multitude de couples dans la poussière d’arides massifs états-uniens.
Davantage de photographies sur son site : http://www.ryanmcginley.com.

Point collages, 2009, par Merijn HOS.
Merijn HOS, aussi connu sous le nom de Bfree, est un illustrateur originaire d’Utrecht aux Pays-Bas. Il partage son temps entre des travaux de commandes - il a notamment travaillé pour Coca-Cola en 2009, Nike et Vice Magazine en 2010 et Sony PlayStation et Arte en 2011 - et ses projets personnels d’illustrations, d’expositions à travers le monde ou encore de publications indépendantes (fanzinat).
Artiste pluridisciplinaire autant à l’aise avec un crayon à papier ou des bouts de papier multicolores, que dans des installations magiques, il parvient toujours par son style composé de voluptueux détails à toucher nos âmes d’enfants. Cependant, ses dessins s’émancipent de leur touche cartoon aux couleurs vives pour évoluer vers des dessins fins et complexes.
Les créations de Merijn HOS ont été exposées dans le monde entier : au Showroom MAMA de Rotterdam, à la galerie Chapter One de Londres (où il a exposé ses collages Genesis), à l’école de design Parsons de Paris et à la galerie McCulloch de Melbourne.
Il a également été publié dans de nombreux magazines comme Dazed And Confused, Fader (pour une campagne contre le sida), Wrap et Wired Magazine.
Plus de collages et d’illustrations sur son site : http://www.merijnhos.com.

Page centrale du livret de l’album “Dig Out Your Soul” d’Oasis, 2008, par Julian HOUSE.
Julian HOUSE est un graphiste londonien associé à Intro, une société de production graphique anglaise qui l’embaucha après avoir été subjuguée par ses travaux scolaires et ses designs freelances pour le groupe Broadcast.
Son travail, influencé par le magazine Pulp (publié de 1896 jusque dans les années 1950), est essentiellement basé sur le collage et s’inspire fortement de vieilles pochettes de disques vinyles et de comic books.
Il se dit autant influencé par le graphiste de Factory Records Peter SAVILLE, que par l’affichiste Saul BASS, le dadaïste Max ERNST, et les écrivains H.P. LOVECRAFT, William S. BURROUGHS et Lewis CARROLL.
Julian HOUSE a notamment créé l’affiche anglaise du film “We need to talk about Kevin” de Lynne RAMSAY mais il est surtout connu pour avoir réalisé des pochettes d’album et vidéo clips pour des artistes et groupes tels que Prodigy, Primal Scream (“XTRMNTR”), Elton John et Beady Eye, le récent groupe de Liam GALLAGHER. Il aurait même été nommé directeur artistique pour le tournage d’un clip de Radiohead.
Mais c’est à la pochette de “Dig Out Your Soul” d’Oasis que je me suis intéressé. En effet, Julian HOUSE a conçu l’ensemble des artworks de cet album (de la pochette aux affiches promotionnelles en passant par le livret). A mon avis, il a réalisé un excellent boulot. Plusieurs de ses travaux sur ce projet sont visibles dans le livre Cut And Paste, 21st Century Collage aux éditions Laurence King, déjà cité dans un précédent billet.
A l’époque de la sortie de cet album, Noel GALLAGHER, présomptueux comme a son habitude, déclarait à la BBC : “Je n’ai pas passé un an dans le studio le plus cher d’Angleterre, avec le producteur le plus cher d’Amérique, et le graphiste le plus côté de Londres pour donner cet album. Fuck that!” Vous l’aurez compris : pour profiter de l’artwork de “Dig Out Your Soul”, il ne faudra pas compter sur la générosité des GALLAGHER. En revanche, une étendue des travaux de Julian HOUSE peut être visionnée gratuitement à cette adresse : http://www.intro-uk.com/category/creative/julian-house.

Mask X, 1982, par John STEZAKER.
John STEZAKER est un des plus célèbres collagistes contemporains. Né en 1949 en Grande-Bretagne, il suit des cours à l’école d’Art Slade à Londres dans les années 60 et, au début des années 70, il fait partie de la première vague d’artistes conceptuels britanniques à s’opposer à la prédominance du pop art.
Ses expositions personnelles se sont faites rares. Cependant, au milieu des années 2000, le marché de l’Art a “re-découvert” les travaux de John STEZAKER. Ses oeuvres sont maintenant collectionnées par de nombreux amateurs d’Art et musées. Quelques-uns de ses tableaux figurent même dans l’exposition permanente de la Tate gallery de Londres. De plus, John STEZAKER est aujourd’hui considéré comme une influence majeure des YBAs (Young British Artists).
John STEZAKER se réapproprie des images pré-existantes telles que d’anciennes cartes postales, des clichés d’acteurs trouvés dans des librairies d’occasion ou des photos publicitaires. Ses collages ont pour origine la fascination que peut exercer l’image trouvée, inversant ainsi la hiérarchie habituelle entre l’artiste et l’oeuvre.
Parce qu’elles renvoient à une époque récente mais néanmoins révolue, les images qu’utilise John STEZAKER mettent en oeuvre le pouvoir imaginatif et révélateur que les Surréalistes percevaient dans les objets « démodés ». Ses oeuvres proposent un arrêt, ou un retard, dans le flot d’images qui caractérise le monde contemporain, rendant soudainement visibles des images qui s’éclipsaient derrière leurs usages et leurs fonctions.
« Ce sont les images qui me trouvent plutôt que l’inverse », se plaît à répéter John Stezaker.
Plus de collages sur le site de la gallerie qui le représente : the Approach.

Pages d’un carnet d’Alex ROSE.
Né à Limerick en Irelande, Alex ROSE est un artiste depuis ses 13 ans. Il a débuté sa carrière en créant des monuments funéraires pour ses animaux de compagnie à partir de déchets tape-à-l’oeil ramassés dans la rue et assemblés en sanctuaires de fortune.
Depuis, Alex ROSE a évolué en tant qu’artsite : Son support a changé mais pas sa philosophie. (Il adopte toujours cette notion originale de l’art comme rituel.)
Alex ROSE travaille aujourd’hui à Cork, en Irlande, et récupère toujours des pages, photos et textes tirés de livres et de magazines qu’il se réapproprie en en faisant quelque chose de complètement nouveau - un monde étrange et irréel visible dans ses collages et dessins dans lesquels il embrasse la nature fugace de la vie.
La première exposition personelle d’Alex ROSE a eu lieu à Los Angeles, CA, E-U à la gallerie Kantor en Décembre 2009.

Giraffes Take Coney Island! — Made with Mixel
Able PARRIS est un graphiste/illustrateur de Caroline du Nord.
Able PARRIS a suivi des cours à l’École de Design de Rhode Island avant de faire son trou dans le design graphique. Il a travaillé pour des clients tels que Nike, la NFL (Ligue Nationale de Football états-uniennes) et le Superbowl et Gold’s Gym ; Et il travaille actuellement pour Big Spaceship.
Able PARRIS est présent sur de nombreux réseaux sociaux dont Tumblr, et a également un joli site internet : http://www.ableparris.com.
Vous pourrez lire une récente interview d’Able PARRIS sur le site de son studio : http://www.bigspaceship.com/2012/01/the-internet-is-not-an-interactive-postcard.
